Guide pratique pour la pédiatrie
La lymphadénite cervicale est une inflammation d'un ou plusieurs ganglions lymphatiques du cou. Il s’agit de l’une des consultations les plus fréquentes en pratique pédiatrique et, bien que la plupart des cas soient bénins et spontanément résolutifs, son diagnostic différentiel est large et nécessite une approche systématique.
Les causes varient en fonction de l'âge et de la présentation clinique (aiguë vs subaiguë/chronique). Les infections virales des voies respiratoires supérieures sont la cause la plus fréquente d’adénopathies réactives bilatérales.
Une anamnèse détaillée et un examen physique complet sont essentiels pour orienter le diagnostic.
Évaluer les 7 « S » des ganglions lymphatiques :
Une approche structurée est la clé d’une gestion efficace. Cliquez sur le bouton pour voir l'organigramme de décision.
La plupart des cas ne nécessitent pas d'études. Ils sont réservés aux cas atypiques, graves ou ne répondant pas au traitement.
Hémogramme, ESR et CRP. Utile pour différencier les virus (lymphocytose) des bactériens (neutrophiles, CRP/ESR élevées). Sérologies (EBV, CMV, Bartonella, Toxoplasma) suspectées.
C'est le studio d'imagerie de choix. Permet :
Indiqué en cas de suspicion de tuberculose ou de MNT, notamment en cas d'adénite chronique et avec des facteurs de risque épidémiologiques.
Réservé à :
1. Quel est l’agent étiologique bactérien le plus courant dans l’adénite cervicale aiguë unilatérale chez l’enfant ?
2. Quelle est l’étude d’imagerie de première intention pour évaluer l’adénite cervicale ?
3. La présence d’adénopathies dans la région sus-claviculaire doit en premier lieu faire suspecter :
4. Chez un enfant présentant une lymphadénopathie sous-maxillaire d'une durée de 4 semaines, indolore et avec une peau violacée au-dessus, quelle est la suspicion diagnostique la plus probable ?
5. Quel est le traitement antibiotique empirique de première intention de l’adénite bactérienne non compliquée ?